BLOG — 5 JUIN 2026

Dire "bonjour", c'est déjà prendre la parole

Par Sandrina Perrin — Fondatrice de KLEIA-UP, coach en leadership incarné

La plupart d'entre nous pensons que prendre sa place est un événement exceptionnel.

On s'imagine qu'il faut attendre le grand pitch de l'année, la réunion stratégique face au comité de direction ou une conférence sur scène pour enfin activer notre posture et hausser le ton.

C'est exactement la discussion que j'avais cette semaine lors d'un de mes ateliers en visio. L'énergie était magnifique, profonde, les retours fusaient dans le tchat. Et puis, une participante m'a lancé une phrase qui m'a fait l'effet d'une claque magistrale :

« Pour moi, prendre sa place, c'est physique. Se tenir droit. Occuper l'espace. La parole ? C'est une autre case. »

Cette remarque résume toute notre fracture.

Nous sommes totalement dissociés.

Nous passons notre temps à découper nos comportements en morceaux, à ranger le corps d'un côté et la voix de l'autre, comme si l'un pouvait fonctionner sans l'autre.

Mais ton système nerveux ne fonctionne pas du tout avec des cases indépendantes. Le corps et le mental sont intimement liés, et le processus est toujours le même : le corps d'abord, le mental après.

Il n'y a pas d'affirmation de soi possible sans action corporelle.

Si tu attends le "grand jour" pour oser, tu te trompes de combat

L'effacement de soi ne commence pas sur une scène. Il s'installe d'abord dans les micro-détails de tes journées, à travers une démission invisible et inconsciente.

Regarde bien comment tu agis au quotidien :

  • Ce "bonjour" murmuré à moitié, les yeux fuyants, en arrivant le matin pour ne pas déranger.
  • Ce "oui" prononcé à contrecoeur alors que tout ton corps a envie de dire non.
  • Ce silence que tu gardes en réunion alors que tu as la solution, simplement parce que tu attends une permission invisible pour parler.

Chaque fois que tu laisses passer ces détails, tu entraînes ton corps et ta voix à s'éteindre. À l'inverse, dire non, dire oui, ou dire bonjour avec une vraie intention laser, c'est déjà prendre la parole et affirmer ta place.

Ta parole exprime ta présence, ton corps incarne ta parole. C'est un tout indissociable.

✨ Ton apprentissage du jour : Pratiquer le "Bonjour habité"

Pour inverser la tendance et rééduquer ton système nerveux, tu n'as pas besoin de bousculer tes habitudes du jour au lendemain. Tu dois simplement reprendre le contrôle de tes micro-interactions.

Dès demain, teste cette technique simple :

  1. L'ancrage : Avant de saluer une personne (ton boulanger, ton collègue, un client), arrête-toi une seconde. Sens le poids de ton corps sur tes deux pieds.
  2. Le contact : Regarde la personne dans les yeux de manière sincère.
  3. L'intention : Prononce ton "bonjour" en y mettant une intention claire de présence. Ce n'est pas un automatisme poli, c'est un message qui dit : je suis là, j'occupe mon espace, et je m'adresse à toi.

Tu verras que l'impact sur l'autre, mais surtout sur ta propre sensation de légitimité, change instantanément.

Prêt à passer à l'action en vrai ?

La meilleure façon d'intégrer tout ça, c'est de l'expérimenter en présentiel, dans un cadre bienveillant et stimulant.

Le 30 juin, je propose une Session Déclic aux Sables d'Olonne — un espace d'expérimentation pour tester, te tromper et reprendre concrètement le pouvoir sur ta voix et ta posture.

JE DÉCOUVRE LA SESSION DÉCLIC


Sandrina Perrin
Sandrina Perrin
Coach en leadership incarné — Fondatrice de KLEIA-UP
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